Ai-je reçu la sécurité émotionnelle dont j’avais besoin enfant ?

Lorsque nous pensons à notre enfance, nous avons parfois tendance à regarder uniquement les événements marquants.

Ceux dont nous nous souvenons.

Ceux qui ont laissé une trace visible.

Mais parfois, ce qui construit le plus profondément un enfant se trouve dans des choses beaucoup plus simples.

Un regard.

Une présence.

Une écoute.

Une personne disponible lorsque nous étions en difficulté.

Alors une question peut émerger :

« Ai-je reçu la sécurité émotionnelle dont j’avais besoin enfant ? »

La sécurité émotionnelle : un besoin fondamental

Un enfant ne cherche pas uniquement à être nourri, protégé et accompagné dans les besoins du quotidien.

Il a aussi besoin de sentir qu’il peut être accueilli émotionnellement.

Cela signifie :

Pouvoir exprimer sa tristesse.

Pouvoir avoir peur.

Pouvoir être en colère.

Pouvoir chercher du réconfort.

Pouvoir être lui-même sans craindre de perdre le lien.

La sécurité émotionnelle se construit progressivement dans les premiers liens.

L’enfant apprend à travers la disponibilité de l’adulte

Un enfant observe énormément.

Il ressent les émotions autour de lui.

Il capte les réactions.

Il apprend à travers la manière dont l’adulte répond à ses besoins.

Est-ce que quelqu’un vient vers moi quand je pleure ?

Est-ce que mes émotions sont entendues ?

Est-ce que je peux demander de l’aide ?

Est-ce que je sens que j’ai une place ?

Ces expériences participent à construire la relation que nous aurons ensuite avec nous-mêmes et avec les autres.

Un parent peut aimer profondément et être parfois indisponible

Il est important de rappeler une chose essentielle :

Un parent peut aimer son enfant profondément et pourtant ne pas toujours être disponible émotionnellement.

Parce qu’un parent est aussi une personne avec son histoire.

Ses blessures.

Ses propres besoins.

Ses difficultés du moment.

Il peut être fatigué, préoccupé, dépassé ou lui-même en manque de sécurité intérieure.

Comprendre cela ne signifie pas accuser.

Cela signifie regarder avec nuance ce qui a pu se jouer.

Ce que l’enfant apprend lorsqu’il manque parfois de sécurité émotionnelle

Chaque enfant tente de s’adapter à son environnement.

Certains vont apprendre à ne pas demander.

D’autres vont devenir très attentifs aux émotions des autres.

Certains vont chercher constamment à être rassurés.

D’autres vont se protéger en devenant très autonomes.

Ou encore provoquer des crises pour recevoir de l’attention.

Ces adaptations ont souvent été utiles à un moment donné.

Elles ont permis à l’enfant de préserver le lien avec son entourage.

Retrouver aujourd’hui ce qui n’a peut-être pas été reçu

Prendre conscience de son histoire d’attachement ne consiste pas à rester dans le manque.

C’est au contraire une invitation à créer aujourd’hui ce dont nous avons besoin.

À apprendre à nous écouter.

À reconnaître nos émotions.

À construire des relations plus sécurisantes.

Notre histoire explique certains de nos fonctionnements.

Mais elle ne nous enferme pas.

Comprendre son passé pour construire autrement

Nous avons tous été enfants avant d’être parents, et nous devenons parfois parents avec notre propre histoire d’enfant encore active en nous.

Les premiers liens que nous avons reçus influencent notre manière d’aimer, de faire confiance et d’entrer en relation.

Mais chaque prise de conscience ouvre une possibilité nouvelle.

Celle de réparer.

D’apaiser.

De créer des liens différents.

Parce qu’il y a toujours une histoire derrière un comportement.

Et comprendre cette histoire, c’est parfois le début d’une relation plus douce avec soi-même et avec les autres.

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